samedi 23 août 2014

Cours sur les angles droits, aigu, obtus (JPP)

Cours sur les angles droits, aigu, obtus (JPP) 

 

La notion d'angle qu'il définit comme "la figure formée par deux lignes droites qui se coupent".


Démonstration avec le grand compas de tableau dont les branches s'ouvrent, avec les mâchoires d'une paire de ciseaux, ...

La rencontre d'une verticale et d'une horizontale forme un angle droit. Nous repérons les angles droits dans un rectangle.
Les élèves montrent dans la classe des lignes formant un angle droit.

Plus petit que l'angle droit, c'est un angle aigu.
Plus grand que l'angle droit c'est un angle obtus.

La multiplication et la corde à 13 nœuds

La multiplication et la corde à 13 nœuds

  • Nous revoyons que la multiplication, c'est une quantité répétée un certain nombre de fois. La maîtresse illustre chaque résultat au moyen de la corde à 13 noeuds (celle de la maîtresse comporte 20 noeuds pour illustrer plus de résultats ;-)...)
3 multiplié par 4
Verticalement c'est la quantité multipliée: 3 morceaux de cordes (attention il ne faut pas compter les nœuds
Horizontalement: c'est le nombre de fois (1Fois, 2 Fois, 3 Fois, 4 Fois)
3 morceaux de cordes multipliés par 4:  Pour illustrer le calculaux élèves, la maîtresse plie la corde et en même temps fait scander les résultats successifs:  3 et 3, 6, et 3 font 9 et 3 font 12, 3 multiplié par 4 font 12.

CONJUGAISON: le verbe AVOIR au futur de l'indicatif.

CONJUGAISON: le verbe AVOIR au futur de l'indicatif.

  •  conjugaison : le futur du verbe avoir
  • j'aurai                  nous aurons
  • tu auras               vous aurez
  • il (elle, on) aura   ils (elles) auront
  • La maîtresse fait remarquer que le début est toujours identique: "AUR"
  • Les fins ou terminaisons, nous les connaissons déjà pour les avoir rencontrées et apprises pour le verbe AVOIR au présent: j'ai, tu as, il (elle, on) a, nous avons, vous avez, ils (elles) ont.

Dizaines et unités (issu du site de JPP)

Dizaines et unités (issu du site de JPP)

  • numération : Travail avec le boulier et l'ardoise
La collection neuf plus un s'appelle dix ou dizaine.On compte par dizaines comme on a compté par unités simples. La collection dix ou dizaine est considérée comme une nouvelle unité ; c'est une unité collective (il y a d'autre unités collectives comme la paire, qu'on appelle aussi couple : une paire de bas, une couple de pigeons, une couple de poulets ; comme la douzaine, une douzaine d'œufs ; etc). Il y a neuf nombres de dizaines, comme il y a neuf nombres d'unités simples. Pour faire comprendre le principe de la numération décimale de position, on compte d'abord d'une manière logique en dizaines et unités : 1 dix - 1 unité au lieu de "onze", ... 2 dix - 3 unités au lieu de "vingt-trois", etc jusqu'à 9 dix 9 unités. Des leçons complémentaires de vocabulaire font ensuite correspondre à ces noms théoriques la terminologie du français courant (quatre vingt-quatorze pour nonante-quatre ou 9 dix et 4 unités. Un peu déstabilisant au début mais d'une efficacité redoutable pour bien assimiler la numération de position (ordre, classe, ...).

Dictée bis: procédure pendant la préparation puis pendant la dictée elle-même.

Dictée bis: procédure pendant la préparation puis pendant la dictée elle-même.

  •  L'exercice de dictée, est un entraînement à l'écriture intelligente, réfléchie, rien n'est dû au hasard, chaque orthographe de mots s'explique, soit à l'aide des règles de grammaires, de la conjugaison, des règles d'orthographe. C'est à force de pratiquer, consciemment, en réfléchissant "tout haut" et tous ensemble que les élèves pourront par la suite, le faire par eux-mêmes et "dans leur tête"... mais il faudra pour cela de nombreuses dictées tout au long de leur scolarité.

 
  • Chaque dictée est préparée en classe: toutes les explications nécessaires sont données en classe par la maîtresse ou rappelées par les élèves eux-mêmes, les mots nouveaux sont copiés plusieurs fois, puis la phrase entière est elle-même copiée en prenant soin d'expliciter les raisons pour lesquelles on écrit de telle ou telle manière  à l'aide de la grammaire, de la conjugaison, de l'orthographe (lettres muettes, étymologie, mots de la même famille...)

  • Dictée préparée: René a appelé Médor caché par de la paille. Médor a grogné.
  • Au fur et à mesure de la dictée, les élèves à tour de rôle rappellent ce qu'il est nécessaire d'utiliser comme règle pour bien écrire la dictée (voir plus bas).

  • Préparation de la prochaine dictée: "Philippe a gagné la médaille à la bataille. Il va à la mer avec le colonel."

  • A chaque dictée, les élèves à tour de rôle énoncent ce qu'il est nécessaire de se rappeler pour bien écrire: 
  • Les majuscules aux noms propres, et après les points. 
  • Chercher le verbe, identifier le temps, ce qui permet de reconnaître le verbe avoir ou au contraire le petit mot "à" qui dit où on va, à qui c'est..etc... on peut vérifier en disant "la médaille a la bataille". C'est impossible, la médaille ne peut pas avoir la bataille. De même, "va ne peut pas avoir la mer".
  • Syllaber les mots, les épeler en écrivant pour ne rien oublier (mé-da-ille (ille de "tenaille", se termine par "-lle", car le mot est féminin), "e" à l'intérieur d'une syllabe se prononce "è" et s'écrit sans accent grave (mer, avec, colonel).
  • Se souvenir des particularités orthographiques: les lettres doubles (philiPPe, aPPelé), et les lettres muettes (en cherchant un mot de la même famille ou en utilisant le féminin quand c'est possible).
Petit à petit nous appliquons de plus en plus de règles qui au fur et à mesure de leur utilisation deviennent des automatismes (majuscules, identifier le verbe, reconnaître le verbe avoir...)

CONJUGAISON: le passé simple du verbe AVOIR

CONJUGAISON: le passé simple du verbe AVOIR

  •  conjugaison : récitation en chœur du présent des verbes ÊTRE / AVOIR / CHANTER/FINIR.
  • Nous découvrons aujourd'hui la conjugaison du verbe avoir au passé simple: C'est un temps qui permet de raconter une action qui ne durent pas dans le passé et qui est terminée.
  • Le passé simple est par excellence le temps des contes, des histoires du passé.
  •  Nous épelons chaque forme et rappelons que chaque pronom personnel désigne une personne (je, la première, tu, la deuxième.... et comme il n'y a qu'une seule personne, je, tu, il, elle, on, sont les personnes du singulier. Selon le même principe, nous, vous, ils et elles, sont respectivement les première, deuxième, troisième personne du pluriel).
                                             j'           eus           nous         eûmes

                                             tu          eus          vous          eûtes

                                             il                          ils              eurent
                                             elle       eut          elles
                                             on                   
La maîtresse fait remarquer que ce temps est facile à mémoriser: toujours le même radical "EU", puis les lettres finales du verbe être conjugué au présent et que nous connaissons bien:
je suiS,
 tu eS,
il esT,
nous somMES (et l'"^" sur le "u" pour le rallonger, nous euuuuumes),
vous êTES (ici, il y a même l'"^" comme dans vous Êtes...),
ils soNT.

Notion de complément d'objet direct

Notion de complément d'objet direct

  •   analyse : (Sur le cahier de brouillon) "René a demandé pardon." Nous revoyons qu'une phrase se termine toujours par un point. Nous voyons aujourd'hui une nouvelle fonction: Le mot qui répond à la question "quoi?" est le complément d'objet direct.
  •  A notre niveau (au CP), trouver une fonction est simple, il suffit de regarder à quelle question ce mot apporte une réponse.
  • Pour mieux comprendre l'idée de complément d'objet direct:  la maîtresse explique les trois mots de cette expression (sans insister, nous y reviendrons régulièrement) complément parce que le mot apporte une information qui complète le verbe et, d'objet, parce que "pardon" est l'objet sur lequel l'action du verbe s'accomplit, direct, parce que le mot "pardon" est rattaché directement au verbe sans petit mot comme "à", "pour", "de"...Etc. 

Nos poésies

Nos poésies pour l'année.

Voici ci-dessous la liste des poésies que nous apprendrons durant l'année 
à consulter sur le blog Récitations :

Elles se répartiront comme suit (à quelques variantes près: le temps, les leçons de choses, les lectures, ce qu'apportent les enfants...), l'ordre n'est donc pas fixé de manière immuable...

1er trimestre:
Je suis grand(e) de Caumont
Carré  d'Archimède
Odelette Henri de Régnier
L'Automne de Victor Hugo
L’Araignée de Madelein Ley
L’Écureuil et la Feuille de Maurice Carême
La Litanie des Écoliers de Maurice Carême
La Renoncule et l'Œillet de Béranger
Le Corbeau et le Renard de La Fontaine
La Ferme Enchantée

2ème Trimestre:
Le Pinson et la Pie de Mme de la Férandière
Saint-Difficile de Ernest Lavisse
La Neige d'Alfred de Vigny
Chanson d'Automne de Verlaine (extrait)
J'ai mis Quatre Saisons de Liska
La Chanson des Oiseaux de Victor Hugo
Les Elfes de Leconte de Lisle
Arbre, mon ami

3ème trimestre:
La Guenon, le Singe et la Noix de Florian
L’Araignée et le Ver à Soie de Le Bailly
La Chèvre de M. Seguin extrait 1 d'Alphonse Daudet
La Chèvre de M. Seguin extrait 2 d'Alphonse Daudet
Mon vieux Moulins, Théodore de Banville

Comment procédons-nous pour la copie?

Comment procédons-nous pour la copie?

  •  copie : sur le cahier de classe: Jeudi soir, papa a été à la foire de la Loire avec Éloi. 
  • Comme à chaque fois, la copie est un exercice qui permet d'exercer nos connaissances tant en orthographe lexicale, qu'en grammaire, en conjugaison. Nous faisons appel à tout ce que nous connaissons depuis le début de l'année: la correspondance entre les sons et les lettres (ou combinaisons de lettres) lorsque nous syllabons puis épelons, l'étymologie (latin/grec)....
- "jeudi" le son "e" s'écrit "eu" (de EUrope) car ce nom veut dire en latin "jour de J U piter".
- "soir": s-oi-r, il suffit d'épeler ce qu'on entend pour savoir l'écrire (pas de "e" final car on peut se souvenir que c'est un nom masculin cela peut aider à ne pas hésiter). 
- "papa", il suffit d'épeler ce qu'on entend, 
- "a été" nous savons maintenant reconnaître le verbe "être" au passé composé ("été" étant le participe passé, c'est à dire le mot qui participe à fabriquer les temps du passé)
- "à" que l'on reconnaît car il nous dit "où va papa", en outre ce n'est pas "été" qui "a" la foire, ça ne veut rien dire! "été" ne peut "avoir" la foire! Ce n'est donc pas le verbe "avoir".
 - "la foire": "la" article indiquant le genre féminin, "foire" f-oi-re ("e" muet final dont on peut se souvenir aisément en n'oubliant pas que le mot est féminin... attention, cette règle n'est pas toujours vraie... mais nous apprenons les choses lentement, une à une...)
- de la Loire: "de" que nous connaissons, "la" connu, Loire: c'est nom du fleuve le plus long de France, donc c'est un nom propre, on n'oublie pas la majuscule, puis on épelle "l-oi-re" ("e" final qui marque ici le féminin, le loir, lui est un animal qui hiberne ;-)...impossible de les confondre tous les deux!)
- "avec": mot qui ne change jamais (in-variable) qu'on sait écrire depuis trèèèèès longtemps: "a-v-e-c", ici le son "è" est obtenu à cause du "e" qui est à l'intérieur de la syllabe (règle énoncée et répétée depuis quasiment le début de l'année).
- "Éloi": nom propre de garçon, "e" majuscule (en écriture manuscrite pas d'accent)-l-oi". Cela s'écrit comme ça s'entend.

Quand on écrit, on ne cesse de répondre à des questions (qu'est ce que j'entends? Il y a-t-il une lettre muette? Puis-je m'aider de mots de la même famille, du féminin du mot ou de son étymologie pour éliminer une incertitude orthographique, de la conjugaison, de règles de grammaire...). Lorsqu’on pratique beaucoup, ce travail devient un automatisme et nous le réalisons sans effort et sans même plus nous en rendre compte, nous acquérons alors une grande rapidité, à condition de pratiquer cet exercice très souvent et très régulièrement, dès le CP mais aussi tout au long de l'école primaire.

écriture et musée de classe...

Ecriture et musée de classe



Ci-dessous, les travaux de mes élèves de l'année 2012-2013, 
cela permet aux nouveaux d'imaginer là où ils seront d'ici quelques mois.

Une partie de notre musée de classe dans une nouvelle vitrine, remplie d'objets collectés ça et là (beaucoup en brocantes) qui permettent d'illustrer le vocabulaire que nous rencontrons au gré de Delile, Cuissart, Hermès et plus tard l'âne Coco, mais aussi Frédi et Suzette.

Mon premier Larousse en couleurs (dictionnaire)

Mon premier Larousse en couleurs (dictionnaire)

Voici un livre que la maîtresse avait enfant, qu'elle a feuilletée sans jamais se lasser...
Ravie de l'avoir retrouvé dans une brocante, il est maintenant en classe pour que les élèves puissent aussi rêver devant les jolies illustrations et s'essayer d'ici quelques mois à lire les définitions avec plaisir. Dans un premier temps, la maîtresse lira les définitions qui sont plutôt des phrases dans lesquelles les mots sont utilisés pour en rendre la signification évidente. Il en est de même pour les verbes auxquels sont ajoutées quelques formes conjuguées bien pratiques.

Il s'agit d'un dictionnaire pour Tout-petits, qui a l'avantage d'être très agréable à utiliser, si vous le trouver dans une brocante, achetez-le sans hésiter (celui-ci a été adopté pour 2€...)
Les couvertures intérieures au début et à la fin sont une collection de touchantes illustrations des costumes du monde et au cours de l'histoire.








Lecture Delile: conseils pour une lecture à voix haute... (JPP)

Lecture Delile: conseils pour une lecture à voix haute... (JPP)


Les conseils pour une lecture à voix haute efficace sont simples : 
1.) Il est impératif de ne pas passer à la page suivante tant que la page en cours n'est pas déchiffrée parfaitement. Il faut donc s'entraîner souvent, à différents moments de la journée. En cas de grosse difficulté, travailler par demie page. Plusieurs exercices de 10 minutes sont plus productifs qu'un travail continu pendant une heure !

2.) Mélanger des temps de lecture collective avec les temps de lecture individuelle. lire d'une voix forte et assurée afin de ne pas fatiguer les camarades qui suivent le texte au même moment. Faire traîner un peu chaque syllabe pour mieux les lier entre elles ; l'effet est plus agréable à l'oreille. Dans les premières semaines on obtient souvent un phrasé "staccato". Il ne faut pas s'en alarmer.
3.) Toujours suivre avec le doigt (le doigt montre à l'œil ce que la bouche va lire). Cette pratique permet au maître de s'assurer que l'élève n'ânone pas mécaniquement, répétant sans vraiment les lire une série de mots qu'à la longue il finit par connaître de mémoire (remarquons que connaître par cœur n'empêche en rien la lecture).

4.) L'élève peu confiant dans sa propre lecture a souvent tendance à lever la tête à un moment donné, cherchant à déceler sur le visage de l'adulte une mimique qui lui confirmerait qu'il ne s'est pas trompé. Il perd ainsi le fil de sa lecture. Il faut donc inviter le lecteur à ne pas quitter des yeux le mot ou la phrase qu'il est en train de déchiffrer.


5.) déchiffrer le plus vite possible (et évidemment sans erreur) pour habituer l'œil à se déplacer de plus en plus rapidement. Vers la page 50 du Delile, nous prendrons l'habitude de lire sans le secours du doigt. Nous serons en route vers la vélocité avec la lecture courante...

6.) marquer systématiquement les syllabes finales lorsqu'elles contiennent "e". De sorte à distinguer sans équivoque par exemple les prononciations "je fil-me (2 syllabes)/ le film (1 syllabe)".

7.) revenir souvent en arrière, par exemple en relisant les pages anciennement travaillées.

Grammaire Grammont &Hamon (Site "Manuels Anciens")

Grammaire Grammont &Hamon (Site "Manuels Anciens")

Sur le site Manuels anciens, vous pouvez consulter les pages que nous étudions lors des leçons d'initiation à la grammaire.

Notre livre de grammaire: Grammont et Hamon 1er Livre
(cliquer sur la couverture du livre pour consulter les pages sur le site Manuels Anciens)

vendredi 22 août 2014

Accent grave - Accent Aigu

Accent grave - Accent Aigu

Les élèves en CP ont pour certains des difficultés à différencier, la gauche, de la droite, le haut du bas, ce qui monte et ce qui descend, du coup les lettres "é" et "è" peuvent être difficile à différencier.
Voici quelques indications sur la manière dont nous procédons en classe pour amener tous les élèves à correctement lire et écrire ces lettres au fil des jours.
  • Il est important de bien faire entendre la différence de prononciation, la manière de prononcer "é" (lèvres légèrement entrouvertes)  et "è" (bouche grande ouverte dans un premier temps pour que les élèves SENTENT la différence de mouvement de leurs lèvres).

  • Faire repérer, oralement le son "é" dans une série de mots (en tapant dans les mains si on entend le son demandé), (pas de mots contenant "è" dans un premier temps), lors de la leçon portant sur "è", faire de même avec le son "è". Lorsque les 2 lettres ont été étudiées, il est alors possible de proposer des mots contenant "é" ou "è", mais ce n'est pas une fin en soi. Le passage par l'écriture sera la plus efficace des manière de faire la différence.

  • Lors de la découverte de la leçon "è, ê" page 12 du livre Delile: La maîtresse prend le temps de montrer la différence entre "é" et "è". Beaucoup d'élèves ne font pas encore la différence (semaine 3) entre les deux accents. Aussi, la maîtresse fait remarquer que "é" de Etoile possède un accent qui monte vers l'aigu, c'est un accent qui monte vers le ciel, vers l'étoile... qui se trouve dans le ciel... On l'appelle  l'accent AIGU.

  •  Les élèves imitent la maîtresse en faisant le geste de montrer une étoile dans le ciel en dessinant une oblique qui monte vers le plafond en partant du bas à gauche, vers le haut à droite, tout en disant "ééééé de éééééétoile".

  • De même pour "è", la maîtresse fait remarquer que "è" de chèèèèèvre porte un accent qui se dessine en descendant vers le grave (oblique qui part d'en haut à gauche vers le bas à droite) (penser à parler grave et aigu en faisant entendre la différence les jours précédents dans le cadre de la musique par exemple).

  • Enfin, l'accent circonflexe est la réunion des 2 accents grave et aigu en un seul. Cet accent n'est pas difficile à reconnaître, mais les élèves parfois sont imprécis sur sa prononciation. Il faut donc les reprendre tant que la prononciation n'est pas parfaite.

  •  Lors de la découverte de la page 12 "è de chèvre, ê de tête". Lecture collective puis lecture individuelle de toute la classe. Pour éviter la confusion entre "é" et "è", la maîtresse fait repérer les 2 lettres dans la leçon et observer la différence de direction des 2 accents. Associer le geste aussi souvent que possible.

  • Nous y reviendrons souvent jour après jour. La maîtresse rectifie systématiquement toute erreur de lecture ou de prononciation (ex: "mêlé", lu "mélé").

  • Les moments de lecture individuelle tandis que le reste de la classe suit, sont autant de possibilité de revoir et de souligner ce qui différencie "é" de "è" et ce aussi longtemps que des confusions peuvent exister (il faut noter que l'apprentissage de l'écriture de ces lettres lors de l'étude des leçons sur notre livre Cuissart permettront d'éliminer les dernières confusions restantes).

Copies (Usage et abus des) E. Cuissart


Copies (Usage et abus des)
publié sous la direction de Ferdinand Buisson (1911)

Les copies jouent un grand rôle dans l'enseignement primaire. Il n'y a même pas longtemps qu'on fait autre chose que des copies dans les écoles. On copie moins depuis que le maître parle davantage. Mais on copie encore, et on copiera toujours beaucoup, au début de l'enseignement. Faut-il le regretter, faut-il viser à la suppression totale de la copie? Nous ne le croyons pas. Nous approuvons au contraire cet exercice, mais à une condition, c'est que la copie soit tout à la fois un exercice d'écriture, de lecture, d'orthographe, de récitation même au besoin, et que toujours il ait pour résultat de meubler l'intelligence des enfants de faits et de connaissances à leur portée. Voilà un lourd programme pour un exercice en apparence si modeste. Nous nous expliquons. 

Dès qu'un enfant commence à tenir une plume et qu'il cherche à imiter tant bien que mal une lettre, une syllabe, un mot, une phrase, il est essentiel qu'il sache quelle lettre il fait, quel mot il écrit, quelle phrase il reproduit. Il faut que ce qu'il trace soit pour lui autre chose que des traits, il faut en un mot qu'il puisse lire son écriture. Ce n'est qu'à cette condition seule que les premiers exercices de copie seront fructueux. 

Quand les enfants commencent à lire couramment les histoires de leur premier livre, ils doivent être déjà exercés à l'écriture. Si, à mesure qu'ils ont parcouru les cahiers de leur méthode, le maître a eu soin d'agir comme il vient d'être dit, ils doivent savoir lire l'écriture lisible, à peu près comme ils savent lire le livre. Alors, il est bon de leur faire copier avec soin quelques phrases, une courte leçon déjà lue, expliquée et comprise. La leçon de lecture suivante, au lieu d'avoir lieu sur le livre, sera donnée au moyen des copies. Chaque enfant lira son travail. Puis tous les enfants d'une même division, échangeant leurs cahiers, liront la copie de leurs camarades, de telle sorte qu'ils auront eu une leçon de lecture sur les manuscrits. 

Si le maître appelle l'attention des élèves sur la manière d'écrire certains mots, sur leur signification, sur les fautes commises dans le devoir, il peut faire servir le simple exercice de copie à une leçon de révision, en faire un véritable devoir d'orthographe d'usage. Que le maître écrive au tableau noir quelques vers d'un morceau de poésie, qu'il les explique, qu'il en exige une copie nette, exacte, et il aura encore fourni à ses élèves la matière d'une leçon de récitation, d'un exercice de mémoire. Les copies, on le voit, bien surveillées, corrigées, expliquées, peuvent fournir les éléments de tout un enseignement pour les petites classes. Et ce serait bien à tort qu'on croirait, en les proscrivant, réaliser un progrès, surtout dans les écoles à classe unique, où le maître n'a pas d'autre expédient pour utiliser toujours, quoique diversement, le temps de tous les élèves. Ce qu'il faut blâmer et arrêter impitoyablement, c'est l'abus de la copie inintelligente, machinale et monotone. Dans quelques écoles, heureusement de plus en plus rares, on retrouve encore des cahiers entiers remplis par des copies que le maître n'a jamais vues. C'est tout le fruit qui reste de longues heures pendant lesquelles les enfants n'ont pas employé, mais tout simplement perdu, leur temps à griffonner au hasard, sans soin comme sans intérêt de leur part ni de la part du maître. C'est ce qu'on appelait faire des pages, c'est-à-dire ne rien faire : le seul but de la copie et sa seule raison d'être a été de laisser au maître quelques instants de répit en donnant aux élèves un semblant d'occupation. Mieux eût valu les envoyer jouer dans la cour. 

L'exercice de la copie n'est bon dans une classe que s'il y est aussi méthodiquement réglé que les autres exercices scolaires, s'il a son heure et son programme comme les autres, s'il a sa marche graduée, s'il est précédé des explications et suivi des corrections qui donnent du prix à tout travail de classe, s'il ne tombe jamais ni au rang de remplissage dans les moments perdus, ni à celui de pensum avoué ou déguisé. 

Savoir bien copier, c'est tout ensemble savoir bien lire et bien écrire ; c'est savoir aussi bien voir, bien retenir, bien fixer son attention et bien comprendre ce qu'on fait. Ne savoir que copier et n'apprendre en copiant qu'à copier, c'est ne se préparer qu'aux emplois les plus restreints, c'est rétrécir et paralyser en soi-même pour l'avenir l'esprit d'initiative, de juge ment, de raisonnement. Que nos élèves d'école pri maire soient donc d'habiles copistes, il le faut, mais qu'ils le soient en quelque sorte par surcroît, et sans avoir payé cet apprentissage ni par une trop grande dépense de temps, ni surtout par le sacrifice d'aptitudes supérieures.
                                                                                                                               
  É. Cuissart

Apprendre à lire...

Apprendre à lire...


De la lecture

Texte écrit par JPP pour le site de l'association Transmaître

Lorsqu'on envisage l'apprentissage de la lecture, il faut se placer dans une démarche globale de découverte de la langue française dans toutes ses dimensions. Un enseignement convenablement conduit, selon un schéma clair et avec des maîtres bien formés, doit amener l'ensemble d'une classe d'âge à maîtriser toutes les règles grammaticales et orthographiques qui gouvernent notre langue. Cette maîtrise peut (et devrait) être définitivement accomplie en une dizaine d'années (autrement dit dès la sortie du collège).
La grande section et le cours préparatoire constituent en quelque sorte les fondations de ce programme décennal que tous les enseignants qui se succèdent au chevet d'un élève gagneraient à connaître dans ses différentes parties. Idéalement, l'ensemble de la chaîne pédagogique d'un réseau scolaire devrait s'atteler à une mise en cohérence du vocabulaire technique (particulièrement en grammaire et en arithmétique), à l'établissement d'un programme annuel/mensuel/hebdomadaire détaillé ainsi qu'à une articulation harmonieuse du plan de travail lors des passages d'une année à la suivante.

L'ÉCRITURE / LA LECTURE
Au sens littéral, la lecture consiste à prononcer en syllabes des signes conventionnels utilisant l'alphabet. Auparavant ces signes eux-mêmes ont été tracés ou dactylographiés pour indiquer, grâce aux combinaisons usuelles des lettres, les sonorités émises en parlant.
— Les exercices de lecture doivent donc être précédés et accompagnés d'exercices destinés à assurer une prononciation correcte des formes vocales. À cinq ou six ans l'enfant, n'est pas toujours en mesure de bien prononcer les mots, et son oreille ne sait pas encore démêler les divers sons dont ils se composent. On y parvient en l'interrogeant sur des choses familières, représentées autant que possible par des images que l'on place sous ses yeux à chaque nouveau son étudié.
— Les exercices d'écriture doivent commencer par les éléments les plus simples pour amener peu à peu l'enfant à reproduire les lettres dans leur tracé cursif, minuscule d'abord, majuscule ensuite. En même temps qu'on exerce l'oreille, on doit fortifier la main de l'élève par des exercices gradués et habituer son œil à suivre et analyser les traits qu'il doit reproduire. Que ce soit à l'aide d'un crayon ou par l'intermédiaire d'un clavier, la transcription de la parole par l'écriture passe toujours par l'intervention de la main qui juxtapose une à une les lettres, dans un ordre déterminé.

DE L'ÉCRITURE, DE LA LECTURE ET BIEN DAVANTAGE...
L'apprentissage démarre par la découverte des premières associations consonne/voyelle et par la composition de quelques blocs syllabiques de base. Ces blocs élémentaires se combinent entre eux pour former des mots (n/i—>ni, m/u—>mu, mu-ni—>muni). Ils seront enrichis chaque jour. Cette étape fondamentale doit être conduite en prenant tout le temps nécessaire ; elle permet déjà d'écrire et de lire un nombre significatif de mots simples. Grâce aux exercices réguliers de copie/dictée, en correspondance directe avec les leçons d'écriture et de lecture, l'enfant apprend progressivement à écrire des syllabes, des mots, des phrases ; il apprend aussi à se (re)lire et à corriger ses erreurs.
Dans un processus de maturation identique mais beaucoup plus lent, l'écriture s'automatisera elle aussi. Après quelques mois l'élève pourra commencer à rédiger de petits textes très courts. Mais il faudra encore bien des années avant que l'écolier/collégien, devenu lycéen puis étudiant, s'approprie véritablement les subtilités rhétoriques et les codes de l'écriture. Il saura alors développer, clarifier et exposer sa propre pensée.
Dès la rentrée, l'apprentissage de l'écriture/lecture s'intègre à un ensemble de connaissances. Au fil des journées, l'instituteur du cours préparatoire est tel un architecte qui doit combiner la lecture proprement dite (syllabation, épellation, déchiffrage...) avec des leçons de choses (pour l'enrichissement du vocabulaire), des leçons de grammaire (pour la bonne compréhension du sens des phrases), des exercices divers de langage, des éléments de dessin, des notions de calcul et de géographie… Ces différentes activités créent une variété d'approches et une synergie au service de l'apprentissage de la lecture.

DU DÉCHIFFRAGE LABORIEUX À LA LECTURE EXPRESSIVE
— Dans les toutes premières semaines d'apprentissage, l'élève ne devrait donc lire que ce qu'il sait écrire. La lecture (systématiquement effectuée à voix haute) consiste provisoirement en un déchiffrage lent, guidé par l'index, plus ou moins scandé (et cependant chaque jour mieux assuré que la veille) qui permet de redonner aux mots leur forme vocale et d'en comprendre immédiatement le sens (pour autant que le vocabulaire soit préalablement connu du lecteur).
— L'étape suivante résulte de l'entraînement quotidien. Elle consiste chez le lecteur novice à automatiser sa reconnaissance des mots et à éviter ainsi l'effort du déchiffrage. L'élève lit couramment, sans son doigt ; sa lecture devient rapide et fluide, quasiment sans effort de réflexion pour déchiffrer.
— Enfin l'enfant lit sans la moindre hésitation, avec une intonation expressive ; sa diction est inspirée directement du sens de l'énoncé. La lecture peut être silencieuse.
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EN BREF
Une bonne méthode de lecture doit :
— S'appuyer sur la structure alphabétique de la langue et préconiser la lecture à voix haute. Elle doit également lier le plus possible écriture et lecture pour apprendre simultanément à lire ET à écrire.
— Être "méthodique" ; c'est à dire proposer un cheminement réfléchi jusque dans le détail ; ne pas aller trop vite dans les premières étapes afin d'assurer de solides bases. Son champ d'application ne débordera pas du cours préparatoire ; l'idéal étant un apprentissage réparti sur GS/CP (avec la même méthode évidemment).
— Mettre en confiance l'instituteur (ou le parent) qui l'adopte en garantissant un pourcentage de réussite proche de 95 % (il demeurera toujours les vrais dyslexiques...). Le procédé utilisé doit s'appuyer sur un minimum d'effort pour un résultat maximum.
— Être "légère" (pas de livre du maître aussi copieux qu'indigeste) tout en proposant la découverte de tous les phonèmes de la langue, sans exception. Aucun mot non lisible par l'enfant ne sera jamais offert à la lecture.
— Être économique à l'usage (ce qui signifie une reliure robuste, un papier une impression de bonne qualité afin que le livre résiste plusieurs années)
Enfin, le manuel d'apprentissage choisi et retenu (après fine analyse comparative) sera celui qui convient le mieux à l'instituteur. Celui-ci suivra scrupuleusement les conseils d'utilisation et se formera sérieusement si cela est nécessaire.
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POUR BIEN TRAVAILLER
Il faut toujours conserver à l'esprit le rôle déterminant du bien-être et de la dimension affective dans une relation d'apprentissage.
 — La reconnaissance de l'expertise de l'enseignant passe par l'établissement d'un climat de confiance réciproque avec ses élèves et avec les familles. Des relations sereines avec l'institution (hiérarchie, collègues) sont également nécessaires afin de bénéficier, au minimum, d'une bienveillance professionnelle.
 — La motivation des élèves est fondamentale ; l'enseignant se doit d'expliquer et de détailler régulièrement les étapes du parcours d'apprentissage. En particulier lorsqu'il s'agit d'aider les élèves les plus fragiles.
 — Convaincu de la pertinence de ses choix, l'instituteur ne craint pas le débat ; il ne cherche pas non plus la polémique stérile et s'abstient donc de critiquer toute pratique qui n'est pas la sienne.

Texte consultable ci-dessous:
http://ecole-neris-cp2012.blogspot.fr/2013/01/de-la-lecture.html

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Pourquoi commencer par apprendre les conjugaisons des verbes être et avoir dès le CP. (à relire...)

Pourquoi commencer par apprendre les conjugaisons des verbes être et avoir dès le CP. (à relire...)

Comment peut-on commencer l'apprentissage de la conjugaison? Par les verbes du 1er groupe tels chanter, parler... ou par les verbes être et avoir?

Si on pense à long terme, alors, la question se tranche plus aisément. En effet, connaître sur le bout des doigts les conjugaisons aux huit temps de l'indicatif des verbes être et avoir (au moins aux quatre temps simples dans un premier temps), permettra pour la suite de la scolarité,  de rendre la connaissance des temps composés bien plus facile.

Autrement dit, l'apprentissage et l'emploi de la conjugaison au cours de la scolarité sera grandement facilitée, si on prend soin de commencer par familiariser aussi tôt que possible les élèves avec les verbes être et avoir.

D'abord en aidant les enfants à comprendre ce que c'est que "avoir", sous forme d'exemples vécus (à réaliser, à mimer par les élèves) en privilégiant l'idée de possession: j'ai un crayon, tu as une gomme, il a un cahier..etc.
De même pour le verbe "être", en faisant comprendre que ce verbe nous informe sur comment sont les personnes, les animaux, les choses (dans les classes plus grandes, on parlera alors d'attributs).

Ensuite lorsque l'idée de possession (avoir),  et de caractéristique des personnes, des animaux et des choses (être) est bien reconnue, alors, on peut entamer le chemin de la conjugaison. Il faudra avoir pris soin  auparavant de parler des personnes (pronoms) (voir la leçon sur les pronoms de conjugaison)

Ainsi, en connaissant les conjugaisons des verbes être et avoir, on se rappellera que les temps composés ( avec 2 mots au moins) se forment à partir des temps simples (un seul mot). Dans ce cas, les verbes être et avoir sont alors auxiliaires, c'est à dire qu'ils aident les autres verbes à se conjuguer au temps composés (ils seront alors suivis du participe passé* du verbe que l'on conjugue).

- le passé composé est formé avec le présent des verbes être et avoir
- le plus-que-parfait est formé avec l'imparfait des verbes être et avoir
- le futur antérieur est formé avec le futur simple des verbes être et avoir
- le passé antérieur est formé avec le passé simple des verbes être et avoir.


La conjugaison peut s'apparenter à l’ascension d'une montagne, les premières pentes peuvent paraître abruptes et inhospitalières au départ (étude complète des verbes être et avoir), mais une fois au sommet, c'est comme un époustouflant panorama. Avant d'y arriver, il faut parfois peiner un peu. L'étagement de la végétation (temps simple et temps composés), la construction du paysage qu'on ne voit pas forcément à flancs de montagnes deviennent évidents une fois arrivé sur les hauteurs (chronologie des évènements déduits grâce aux temps utilisés). On peut saisir alors pleinement la beauté du paysage (tout ce qu'on est amené à lire).
C'est pour cela qu'il est aussi préférable de ne pas repousser indéfiniment l'apprentissage des temps "plus compliqués" (conditionnel, subjonctif...) aux calendes grecques (fin de collège), sous peine de rendre la promenade ennuyeuse et d'occulter trop longtemps une partie du paysage.

Ainsi, bien maîtriser la conjugaison, c'est pouvoir comprendre les nuances et la chronologie dans le temps des évènements qui nous sont contés. Sans une connaissance sûre et approfondie de la conjugaison, c'est la compréhension de ce qu'on lit ou écrit qui s'affaiblit considérablement. Plus on tarde à la maîtriser, plus longtemps restent fermées les portes de la compréhension précise de ce qu'on lit.


*comme son nom l'indique: le participe passé est la forme du verbe qui participe à la fabrication des temps composés du passé.

des objets pour illustrer le vocabulaire rencontré dans nos livres Cuissart, Delile et Hermès...

Des objets pour illustrer le vocabulaire rencontré dans nos livres Cuissart, Delile et Hermès...

Les brocantes sont une mine pour trouver de menus objets fort utiles pour illustrer efficacement le vocabulaire que nous rencontrons.

Ce dimanche, dernière trouvaille  de la maîtresse: un objet de décoration (qu'on aimera ou pas ;-)...) mais d'une efficacité redoutable pour expliquer à nos petits élèves ce qu'est l'âtre ou le foyer, le manteau d'une cheminée, la hotte, la crémaillère.
En début d'année, dès les premiers chapitres d'Hermès, nous rencontrons La tante d'Hermès, déesse du foyer.
Pour la petite histoire: dans les temps anciens au moyen-âge, on comptait la population d'un village au nombre de foyers (de feux, donc de cheminées).
De nos jours encore on utilise l'expression "foyer" pour parler d'une famille. A l'origine, chaque famille disposait d'un feu pour cuisiner, se chauffer.

Cet objet a servi pour la leçon Cuissart du jour: "y" entre 2 voyelles qui a la valeur de 2 "i". Nous avons lu le mot "foyer" ce qui nous a permis de nous souvenir de tout ce que nous savions au sujet du Feuilleton d'Hermès (Hermès, Hestia, invention du feu, utilisations, dangers du feu).
 




Une cheminée qui montre le foyer (ou âtre), c'est à dire l'endroit où brûlait le bois.


On voit aussi la hotte au-dessus qui permettait l'évacuation de la fumée, ainsi la partie qui entoure l'âtre s'appelle le manteau de la cheminée. Peu visible, un crochet qui permet de suspendre une marmite. Normalement on suspendait la marmite à un système appelé "crémaillère", fort astucieux, qui permettait d'éloigner la marmite des flammes pour faire mijoter où au contraire la rapprocher pour faire cuire plus fort.
Une reproduction d'une affiche Deyrolles, montrant des mammifères ruminants: Dans le Delile et le Cuissart nous avons rencontré ces différents animaux, dont voici une représentation très réaliste.


En réserve: un cheval en carton muni de son harnachement (selle, licol, rènes)
Une paire de cardes pour carder (peigner) la laine, pour nous rappeler notre visite à la Bergerie Nationale de Rambouillet et notre journée sur la laine...

La méthode Cuissart est rééditée!!! sous le nom "La bonne Méthode de Lecture CP"

  La méthode de M. Cuissart rééditée par la Librairie de Écoles


La Librairie des Écoles nous a sollicité pour éditer ce travail que jusqu'à maintenant nous utilisions en classe sous forme de petits livrets reprographiés chez un imprimeur local.


Nous remercions l'éditeur qui a fait confiance au travail mené chaque jour dans nos classes et qui redonne ainsi une deuxième vie à cette  méthode d'écriture-lecture qui a largement fait ses preuves pendant de nombreuses décennies.

Dans cette édition, les deux livrets ont été réunis ici en un seul manuel.


Notre musée de classe réaménagé (et étendu!)

Notre musée de classe réaménagé (et étendu!)

Cliquez sur la photo pour accéder à l'album complet.

Notre musée de classe s'enrichit et s'étend en fonction des trouvailles en brocante...  grâce aussi à des rencontres opportunes (cet été, un maréchal ferrant itinérant qui a gentiment donné un fer usé et quelques clous, ou une plume de paon donnée par quelqu'un qui en possédait...)


  • collection d'écorce: liège, si léger, qui flotte, imputrécible , platane à l'écorce marbrée, bouleau dont l'écorce est fine, blanche comme du papier...
  • rondelle d'un tronc pour observer les cercles de croissance, l'écorce sur le pourtour, protégeant le bois.
  • planchette de bois pour observer l'aspect ligneux (fait de fibre) du bois, expérimenter la sensation du rugueux...
  • des épis de blé, d'orge, d'avoine, maïs
  • graines de blé, orge, avoine, sarrasin,  cabosse et fèves de cacao, polenta, farine de blé, poudre de cacao, noix, noisette, fèves
  • coquillage, sabot ferré de cheval, mors, coffre avec serrure et ferronnerie, balance romaine, gourde
  • éventail, loupe, corde à 13 noeuds
  • portrait à la mine de plomb, dessin à l'encre de chine, paysage à l'aquarelle
Tous ces objets permettent d'illustrer concrètement nos leçons de lecture, leçons de chose, de vocabulaire. Ils nous aident à fabriquer une image mentale des mots que nous apprenons à lire et à écrire  afin que tous nos sens soient sollicités: la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat et même le goût (selon les possibilités). Ils aiguisent la curiosités, suscitent des questions, et étant disponibles au sein de la classe, cela permet de réactiver régulièrement ce que nous avons appris d'eux.

Les animaux: mammifères et volatiles empaillés récupérés au cours de brocantes...

 Le geai (ovipare), l'écureuil et le renard (vivpares). 
Le caneton est un jouet qui copie la réalité, il cancane!