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mercredi 4 novembre 2015

Aide au calcul mental, pour les petits...et les plus grands....

DÉCOMPOSER LES NOMBRES DE 1 À 10

Les éditions Chantecler proposent des cartes d'apprentissage. Voici les cartes pour apprendre à décomposer les nombres de 1 à 10.
 

Ces cartes rappellent notre bateau avec Riri et Fifi (Riri a 3 balles, Fifi en a 2, en tout dans le bateau, ils ont 5 balles 3+2 font 5, alors, si Riri tombe à l'eau, il reste  2 balles 5-3=2...etc) et sont bien pratiques pour devenir imbattable en calcul mental. Nous les utiliserons régulièrement en classe.

En effet, pour bien calculer, il est important de connaître par coeur les résultats de l'addition des nombres allant de 1 à 10 (donc  résultats allant de 2 à 20). Nous les apprenons au fur et à mesure tout au long de l'année. Dans la foulée, il permettent d'apprendre les résultats des soustractions (si 3+2= 5, alors, je sais déduire que 5-2= 3 et 5-3= 2 car je connais une des décompositions de 5 possibles).
 
Un exemple :

Votre enfant doit résoudre l'addition 8 + 7. Sans réfléchir, il devrait savoir que 7 se décompose en 2 et 5. Ainsi il pourra tenir le raisonnement suivant :

7 se décompose en 2 et 5.
J'ajoute 2 à 8. (8+2=10)
J'ajoute le 5 restant à 10. (10 + 5 = 15)

8 + 7 vaut donc 15

jeudi 8 octobre 2015

Raisonner à l'aide de problèmes.

 ARITHMÉTIQUE : page 16
Le nombre 6: les calculs en bas de page.
En inventant des histoires autour des calculs, cet exercice amène les élèves à réfléchir sur ce qui est possible et cohérent et attire leur attention tant sur les quantités que sur le signe des opérations.

ex: 6 - ... = 1 peut s'illustrer avec une histoire de gâteaux: 
 Ce calcul est une histoire non pas dont on cherche la fin, car on la connaît (il reste 1 à la fin), mais une histoire dont il nous manque un épisode. Que s'est-t-il passé pour qu'il ne reste que "1" à la fin.
Un élève propose de compter des gâteaux...
 
Paul a 6 gâteaux, puisqu'on voit le signe "-", cela veut dire qu'il peut en manger, en donner, en perdre, en casser, en distribuer...Etc. On est bien certain qu'il en a moins à la fin, car le résultat  final est plus petit que 6.
Nous continuons à imaginer ce qui a pu se passer ,ce qui amène à se demander:

Si Paul a 6 gâteaux, combien doit-il en donner (par exemple) pour qu'il ne lui en reste qu'1 à la fin? La réponse à cette question permet de compléter le calcul:  Il doit en donner 5 donc la réponse est 6-5 = 1

mercredi 7 octobre 2015

Le sens d'écriture de la multiplication pour préparer les partages (division) dès le CP

 Nous découvrons que lorsqu'on ajoute plusieurs fois la même quantité, il existe un nouveau signe de calcul qui nous permet de noter plus rapidement le calcul qu'en utilisant le signe "+".
Il s'agit du signe "x" qui se lit "multiplié" et qui veut dire  qu'on répète le nombre de fois situé juste après.

Sur notre page d'image, nous voyons une plaquette de bouton, qui comporte 6 boutons.
On peut soit voir qu'ils sont rangés en 2 lignes de 3 boutons, soit en 3 colonnes de 2 boutons
On pourra noter cela avec les calculs suivants:
3+3 =6 ou 2+2+2=6
Comme on ajoute plusieurs fois la même quantité, on peut pour aller plus vite écrire:
3x2= 6 qui se lit: 3 (boutons) multipliés 2 fois font 6 boutons (la maîtresse utilise alternativement le mot "répétés" et "multipliés" pour que les élèves comprennent le sens de ce nouveau mot)
Ici, le gain de temps  (pour l'écriture) n'est pas intéressant, mais utiliser le signe "x" montre qu'on a compris qu'on ajoute plusieurs fois la même quantité et que "x" est le signe utilisé dans ce cas là.

Pour bien différencier les 2 nombres:
  • celui qui représente la quantité d'objets comptés
  • le nombre de fois qu'on répète celui-ci, 
la maîtresse fait entourer le premier nombre, comme si c'était un paquet sur lequel on a marqué la quantité qu'on va répéter.

Ainsi dans le calcul 3x2, 3 est la quantité de boutons qui est multipliée (répétée)  tandis que 2 est le nombre de fois qu'on voit 3 boutons.

De la même manière 2+2+2=6 s'écrira 2x 3= 6.
Ici, le groupe répété est la colonne de 2 boutons, qu'on voit 3 fois de suite.

En effet, il est vrai que 2x3 et 3x2 représentent la même quantité 6, mais ce n'est pas la même chose d'avoir 3 paquets de 2 boutons que 2 paquets de 3 boutons. Cette différence est importante à faire lorsqu'on veut pratiquer des partages.
A ce stade de l'année, il n'est pas encore question de cette subtilité dont on aura besoin lorsque nous "partagerons" , mais la maîtresse fait bien remarquer la différence dans la manière de regarder la composition des paquets.

NB: Cette distinction permet plus tard de comprendre que si 8 paquets de 4 cartes font 32 cartes et 4 paquets de 8 cartes font aussi 32 cartes, en revanche, lorsque je vais partager 32 cartes, le nombre de cartes par joueur sera différent selon que je distribue à 4 joueurs ou à 8 joueurs.

Avec 4 joueurs, je pourrai donner 8 cartes à chaque joueur (8 cartes x4 joueurs)
Avec 8 joueurs, je ne pourrai en donner que 4 (4 cartes x 8 joueurs)

Mais en fin de compte, je joue toujours avec 32 cartes au total, mais et ce n'est pas une petite différence, je ne joue pas avec le même nombre de partenaires (et donc, je ne joue pas non plus au même jeu).


lundi 30 mars 2015

La table de calcul intuitive (Méthode RENAULT)


La table de calcul: 

MÉTHODE DE LECTURE-ÉCRITURE-ORTHOGRAPHE A. RENAULT - ÉDITIONS GODCHAUX (1905)
Voici comment nous l'utilisons: L ’élève étudiera de haut en bas, puis de bas en haut.


  5     6     4     3      2      1
     4     6     7      8      9  
10   10   10   10    10    10

Nous lisons la première colonne de haut en bas (5 et 5 font 10) puis de bas en haut (cela
donne la même chose puisque les 2 termes sont égaux), puis nous lisons la deuxième colonne de haut en bas (6 et 4 font dix), puis de bas en haut (4 et 6 font dix), et ainsi de suite.

La maîtresse montre la logique de cette table: pour passer d'une colonne à l'autre, on ajoute 1 en haut, aussi pour garder le même résultat tout en bas, il faut enlever 1 en-dessous (voir photo).


Ainsi, si on connaît 8+2, on pourra facilement retrouver 7+3,
de la même manière, si je connais 8+2 (qui font 10), je saurai facilement retrouver 8+3 (c'est 1 de plus, c'est à dire 11)
et de proche en proche (je peux ajouter 1 ou 2): 8+4 (c'est 8+2 et encore 2 de plus).

Enfin en connaissant les doubles:
exemple: 6+6 =12, me permet de me rappeler facilement que 6+5, c'est 1 de moins (11), 6+7 c'est 1 de plus (13), même 7+5 (7, c'est 1 de plus que 6, et 5 c'est 1 de moins que 6) qui font 12.



mercredi 4 février 2015

Semaine 15 - mercredi 14 janvier (photos uniquement)


Sur le cahier du jour: dictée, copie, écriture

Calcul: si on sait compter les unités de 1 à 9, on sait compter les "dix" (les paquets nommés "dix" qui représentent le groupement de 9+1 unités)
Si nous avions un système régulier pour les noms de nombres, au lieu de dire seulement "dix", nous aurions dû dire "1 dix "(car comme pour les unités, on compte le nombre de paquet appelé "dix"). Mais le français à tendance à raccourcir ou à transformer. Nos noms de nombres sont issus de l'histoire de notre langue. Ainsi au lieu de dire 2 dix, qui permettrait tout de suite de comprendre la formation de ce nombre, il possède un "nom propre": vingts...
de même "3 dix" en français s'appelle "trente"...et ainsi de suite.



Sur le cahier de mesure: ranger des animaux du plus petit au plus grand, puis des segments, enfin leur mesure.
 Explication du signe "plus petit que": nous connaissons ce qu'est un angle: l'écartement entre deux droites qui se coupent. C'est un signe au même titre que ceux que nous connaissons déjà (+, -, x, :), il permet d'écrire très rapidement ce qui serait long à écrire en toutes lettres.
ex: 4 est plus petit que 7 s'écrira 4 < 7




Calculer 10c avec différents types de pièces.
Série de calcul dans le cahier Ligel.


Suite à la lecture d'un épisode du Feuilleton d'Hermès, la maîtresse fait une leçon de chose sur le paon, oiseau fétiche de la déesse Héra. Nous regardons en classe un petit film que la maîtresse a téléchargé du net:

Cliquez sur ce lien pour voir la vidéo sur les paons.

 Les tâches ressemblent à des yeux, cela s'appelle des "ocelles", qui vient du mot latin qui veut dire "œil" :oculus:, qui a donné notre mot "oculiste", celui qui s'occupe de yeux.

Semaine 15 - lundi 12 janvier (photos uniquement)



Sur le cahier du jour: Dictée, copie, écriture, analyse...


 Analyse: selon notre procédé habituel

 Calcul: 10, n'est pas un nombre à proprement parler, mais le nom d'un groupement que l'on fait dès qu'on ajoute 1 unité au 9 premières. Ainsi, ce que l'on écrit, c'est littéralement ce qu'on voit:
1 groupement appelé "dix" et "0 unité" car elles sont toutes utilisées pour fabriquer le groupement.
Donc on écrit d'abord le chiffre 1, puis le chiffre 0,  car on voit 1 "dix" et 0 "unité".

Frise:



lundi 25 août 2014

partager en 2, 3, ou 4 ou demi, tiers, quart (fichier DUPRÉ)

 http://cpbabeth.blogspot.fr/2009/10/semaine-8-mardi-20-octobre.html

Leçon sur partager en 2, en 3, en 4
-Lecture par la maîtresse, observation par les élèves de la page 18 du fichier : la moitié d'une
tarte, une demie-tarte, un tiers de tarte.
-Rechercher et expliquer les emplois courants du mot "demi" : une demi-baguette, un
demi-tour, une demi-heure, une demi-journée, un demi-litre...
- "Qui aura le plus, celui qui a une demi- tarte ou celui qui en a un tiers ? Celui qui en a
une demie ou celui qui en a deux tiers ?"
Travail sur le fichier page 18 :
Reconnaître sur le disque tiers et demi.

calculer avec le boulier ( fichier DUPRÉ)

 http://cpbabeth.blogspot.fr/2009/10/semaine-8-mardi-20-octobre.html

Calcul avec le boulier : entraînement aux calculs additifs et soustractifs avec le
boulier.D'abord, la maîtresse pousse les boules du boulier pour ajouter ou retrancher et demande aux élèves d'écrire sur leur ardoise, sous forme mathématique, les actions qu'ils voient:
Exemple : Le maître, face aux enfants, déplace les boules au fur et à mesure en disant :
« 2+2-3-1+2= ? », les élèves écrivent l'histoire sur l’ardoise (ne pas dépasser 4 au cours des
opérations successives).
Plus tard, nous augmenterons le nombre de "manipulations". Après quelques exercices, on peut augmenter la difficulté en cachant le boulier par un écran (feuille de carton)
Pour les élèves qui auraient du mal, il y a la possibilité de travailler avec les doigts (qui remplacent le boulier), ou de manipuler eux-même un boulier.




débuter la résolution de problème: dès le nombre 3

http://cpbabeth.blogspot.fr/2009_09_01_archive.html


matin: Révision des quantités, 0,1,2 et 3 sous forme de petits problèmes à écrire sous forme d'égalité mathématiques. (ex: j'ai 3 cubes, j'en enlève 3, combien m'en reste-t-il? L'élève doit écrire sur son ardoise 3-3=0 après s'être demandé:

  1. Quelle est la quantité au début de l'histoire (j'ai 3 cubes au début, j'écris 3 sur l'ardoise)
  2. Est-ce que j'aurai plus ou moins à la fin de l'histoire (j'en aurai moins, parce que j'entends "enlevé", j'écris "-")
  3. Combien a-t-il été ajouté ou enlevé (il a été enlevé 3 cubes, j'écris 3 après le signe "-")
  4. Quelle est la fin de l"histoire (résultat, je cherche le résultat, je peux m'aider avec mes doigts)

dimanche 24 août 2014

La balance de ROBERVAL - texte de M. Bkouche et Mme Candelier et utilisation en classe


Cliquez sur le lien pour accéder au texte de la conférence de M. Bkouche (mathématicien) et Mme Candelier (institutrice).

Ci-dessous, la manière de l'utiliser en classe:

LA BALANCE DE ROBERVAL


UTILISATION de LA BALANCE en ARITHMÉTIQUE
"L'addition évoque l'idée de réunion qui aboutit à un tout. Rassembler ou réunir des objets, récapituler des dépenses, remplir un tonneau, allonger une ficelle, parcourir plusieurs distances, évaluer la longueur d'un contour rectangulaire, ... c'est toujours mettre ensemble ou réunir ; c'est à dire juxtaposer de façon à faire un tout unique avec des parties." J. Leif & R. Dézaly
"L'addition des nombres entiers est l'opération qui a pour but de réunir en un seul nombre toutes les unités contenues dans deux ou plusieurs nombres donnés. On ne peut additionner que des unités de même espèce ; le résultat de l'opération se nomme la somme ou le total. Ferdinand Buisson, Dictionnaire de Pédagogie.
Le plateau de la balance met très justement en scène cette idée de réunion.
"ET" en langue française se traduit par le signe mathématique "+"
Exercice : L'adulte dit "trois ET deux" -> l'élève écrit sur son ardoise "3 + 2"
Pendant quelques jours, on met en scène cet exercice avec la balance. Plus tard, elle ne sera plus nécessaire.
Cet exercice doit être répété souvent, à différents moments de la journée. à Chaque fois il ne dure que quelques secondes. Les enfants ont toujours leur ardoise sous la main.



En faisant tourner le plateau sur lui-même, l'enfant comprend aisément que (3+2) représente la même quantité que (2 + 3) -> commutativité de l'addition.











L'égalité "=" est matérialisée par l'équilibre des deux plateaux.

Dans 3 + 2 = 5, le plateau (3+2) équilibre exactement le plateau (5) car tous les deux supportent une quantité identique quoique disposée différemment.



Puisqu'on a vu que (2+3) représente la même quantité que (3+2), il suffit de retourner le plateau de gauche pour avoir 2 + 3 = 5

L'égalité 2 + 3 = 5 exprime donc exactement la même chose que l'égalité 3 + 2 = 5







En permutant les plateaux, ou en changeant simplement de point de vue, les enfants observent que l'équilibre est conservé.
On peut déjà aborder la soustraction en écrivant 5 = ? + 3
2 ôté de 5, il reste 3

Il est l'inventeur de la célèbre balance, enfermée dans une caisse de bois d’où sortent deux tiges supportant des plateaux et basée sur le principe d’un parallélogramme déformable grâce à ses articulations, les plateaux restant toujours horizontaux. Gilles Personne de Roberval eut l'ingénieuse idée de placer les plateaux au-dessus du fléau, alors que depuis des millénaires, ils étaient placés en-dessous du fléau.

Calcul et Arithmétique au CP

Calcul et Arithmétique

Dans notre classe, la maîtresse s'appuie sur divers manuels dont : "Le calcul pour les Tout Petits" de M. Bertin. Il y a aussi La Bonne Méthode de Calcul, le LIGEL et enfin le DUPRÉ (Voir l'article sur les manuels utilisés en classe).
La structure de ce manuel part du nombre 1 pour aller jusqu'au nombre 100 en présentant les 4 opérations dès que possible. Tout au long de l'année, chaque nombre, pensé comme une quantité sera l'objet d'une étude approfondie, selon la même structure:

Manipulations pour familiariser les élèves avec la quantité étudiée (1, puis 2, puis 3... jusqu'à 100)

  • D'abord une présentation du nombre suivie de nombreuses manipulations avec des unités variées (nombre de doigts, d'euros, de centimètres, d'objets, de bûchettes, de billes), afin que les élèves aient une connaissance concrète de la quantité qu'il représentent: montrer 2 doigts, 2 billes, 2 centimètres, 2 livres...etc 
L'utilisation du boulier est systématique. tant pour représenter les nombres étudiés que pour calculer ensuite (faire le calcul, ou vérifier par la suite).


Calculs simples à partir de petits problèmes oraux aux unités variées pour apprendre progressivement les 4 opérations

  • Une fois que les enfants se représentent bien la quantité avec des objets et sur le boulier, d'autres manipulations permettront de faire des calculs simples avec ces quantités: J'ai 2 billes, j'en perds une à la récréation combien m'en reste-t-il? Après s'être demandé (systématiquement): Je cherche une nombre de quoi? (ici, on cherche un nombre de billes), les enfants s'aideront du boulier (je prends 2 billes, j'en retire 1, je vois qu'il m'en reste 1), pourront représenter l'histoire sur l'ardoise (dessin de 2 billes, puis ils en barreront 1, ils constateront qu'ils n'en restent qu'1 seule), puis écriront 2 billes - 1 billes = 1 billes. 
La présence des unités est importante afin que les enfants ne perdent pas de vue que le calcul est quelque chose de concret. (ce travail se fait aussi avec le boulier, la balance à calcul et l'ardoise)


Calcul écrit: calcul en ligne et calcul posé

Chaque quantité étudiée donne systématiquement lieu à un entraînement au calcul en ligne et au calcul posé. Ainsi, progressivement, les élèves apprennent, à calculer les 4 opération.
exemple: l'étude du nombre 4 permet d'introduire:
la notion de "nombre de fois": 4 euros, c'est 2 fois 2 euros (d'où l'importance de la présence de l'unité et d'un vocabulaire précis).
La notion de partage: Si je partage 4 gâteaux entre 2 enfants, chaque enfants aura 2 gâteaux.
Tandis que les notions d'additions et de soustractions ont été introduites depuis l'étude du nombre 1
Ainsi petit à petit, en partant des petites quantités, les enfants se familiarisent avec les 4 opérations.


Résolution de problèmes faisant appel progressivement aux 4 opérations (une question, un calcul).
  • Cette dernière phase est l'aboutissement de l'étude de chaque nombre: on apprend à calculer pour pouvoir résoudre des problèmes, c'est à dire réfléchir à la manière de trouve une réponse à une question posée.
Ainsi, chaque nombre est travaillé selon ces 4 phases successives, pendant lesquelles le boulier, la balance de Roberval, la balance à calcul sont utilisés aussi souvent que nécessaire pour aider à la compréhension, mais aussi à vérifier la justesse d'un calcul.

Arithmétique: Les bûchettes dorées, exemple de séance.

Les bûchettes dorées, exemple de séance.

Les bûchettes dorées:

Ce matériel permet d'apprendre à calculer: on peut ajouter, calculer ce qui manque (soustraction, notion de différence), on peut rendre concret l'idée de multiplication (je prends 3 fois une bûchette de 6 cm), on peut même faire des partages, chercher un nombre de fois (dans 8 cm, combien de fois, je peux trouver 2 cm: 4 fois).

Travail avec les bûchettes dorées (graduées en cm):
La maîtresse demande de prendre un bûchette de 10 cm et une de 8 cm, cela fait 18cm en tout.
La maîtresse demande combien il faut de bûchettes de 3cm pour avoir 18 cm, idem avec des bûchettes de 6 cm.

On peut donc écrire: 3cm x 6 = 18 cm, ainsi que 6cm x 3 = 18 cm

La maîtresse demande de trouver plusieurs manières de faire 18 cm. Ils prennent une bûchette de 10cm et une autre de 8 cm. Puis avec les autres, ils cherchent des décompositions du nombre 18

Puis ils écrivent sur leur ardoises l'addition qui correspond, enfin, ils lisent l'opération sur leur ardoise et la maîtresse note au tableau les différentes solutions.

6+5+4+3=18 cm
9+7+2=18 cm

samedi 23 août 2014

La division au CP: "Partager en..." et "en... combien de fois..."


 La notion de division

Pour cette opération, on a deux façons de la dire et deux manipulations différentes: la première, demande combien d'objets par paquets (combien dans une part) ("...partagé en... "), pour l'autre, on cherche combien de paquets (combien de parts) on peut faire ("Dans .... de fois....").

Je retranscris ci-dessous une explication donnée par Pascal Dupré au sujet de la division. (Merci beaucoup!).
Cela m'a permis de mieux envisager et de rassurer les élèves face à la difficulté que peut présenter cette nouvelle opération, sachant bien sûr, que tout au long de l'école élémentaire, les élèves approfondiront, puis apprendrons à maîtriser cette notion. L'ambition de cette année reste donc, très modeste! L'important, pour les élèves de CP, c'est de pouvoir manipuler.

On trouve le même résultat (calcul du contenu d'une part, ou du nombre de parts), c'est presque "magique", mais les manipulations sont utiles et faites, pour rendre bien concrète cette  réalité. C'est en manipulant que les élèves voient que c'est "pareil", de manière intuitive. Ils ne peuvent pas "deviner" qu'on écrit  (par exemple) "8:2" pour chercher "en 8 combien de fois 2", aussi, dans un premier temps, il s'agit simplement de leur dire, que c'est ainsi qu'on écrit. 

Plus tard, avec des distributions plus importantes, on pourra  montrer cette équivalence. Par exemple, pour distribuer un jeu de 32 cartes à 4 joueurs, on fait un tour en distribuant une carte à chacun, puis on recommence jusqu'à épuisement du tas de cartes : le nombre de cartes de chaque joueurs correspond bien au nombre de tours, c'est à dire au nombre de "fois 4" pris dans 32. Mais ce type de raisonnement est loin d'être accessible à tous en même temps, alors, on manipule, on pratique, on utilise la division dans des contextes très différents avec des petits nombres et on laisse le temps de mûrir sans s'inquiéter du degré d'abstraction de la compréhension.

La multiplication et la corde à 13 nœuds

La multiplication et la corde à 13 nœuds

  • Nous revoyons que la multiplication, c'est une quantité répétée un certain nombre de fois. La maîtresse illustre chaque résultat au moyen de la corde à 13 noeuds (celle de la maîtresse comporte 20 noeuds pour illustrer plus de résultats ;-)...)
3 multiplié par 4
Verticalement c'est la quantité multipliée: 3 morceaux de cordes (attention il ne faut pas compter les nœuds
Horizontalement: c'est le nombre de fois (1Fois, 2 Fois, 3 Fois, 4 Fois)
3 morceaux de cordes multipliés par 4:  Pour illustrer le calculaux élèves, la maîtresse plie la corde et en même temps fait scander les résultats successifs:  3 et 3, 6, et 3 font 9 et 3 font 12, 3 multiplié par 4 font 12.

Dizaines et unités (issu du site de JPP)

Dizaines et unités (issu du site de JPP)

  • numération : Travail avec le boulier et l'ardoise
La collection neuf plus un s'appelle dix ou dizaine.On compte par dizaines comme on a compté par unités simples. La collection dix ou dizaine est considérée comme une nouvelle unité ; c'est une unité collective (il y a d'autre unités collectives comme la paire, qu'on appelle aussi couple : une paire de bas, une couple de pigeons, une couple de poulets ; comme la douzaine, une douzaine d'œufs ; etc). Il y a neuf nombres de dizaines, comme il y a neuf nombres d'unités simples. Pour faire comprendre le principe de la numération décimale de position, on compte d'abord d'une manière logique en dizaines et unités : 1 dix - 1 unité au lieu de "onze", ... 2 dix - 3 unités au lieu de "vingt-trois", etc jusqu'à 9 dix 9 unités. Des leçons complémentaires de vocabulaire font ensuite correspondre à ces noms théoriques la terminologie du français courant (quatre vingt-quatorze pour nonante-quatre ou 9 dix et 4 unités. Un peu déstabilisant au début mais d'une efficacité redoutable pour bien assimiler la numération de position (ordre, classe, ...).

jeudi 21 août 2014

Le nombre de fois... vers la multiplication... pour arriver à la division

Le nombre de fois... vers la multiplication... pour arriver à la division


Au CP nous commençons par apprendre ce que c'est qu'un nombre de fois dès que cela est possible .

Le premier nombre nous dit "combien de fois", celui qui est entouré nous donne "la quantité dans le paquet".
Ainsi 4F3, c'est 4 fois 3 unités (en rappelant toujours de quelle unité il s'agit).


Pour amener les élèves à la compréhension de cette notion, la maîtresse utilise l'exemple de sacs de bonbons que l'on va chercher plusieurs fois  dans une armoire (les bonbons sont remplacés par toutes sortes d'unités: gâteaux, billes... puis par la suite, elle utilisera volontairement des unités qu'on peut difficilement mettre dans un sac mais qui peuvent toujours s'imaginer sous forme de paquet).

Le cercle autour du nombre représente le sac qui renferme les unités, le nombre de fois c'est le nombre  de fois qu'il faut aller chercher ces sacs dans l'armoire à provisions.
En même temps qu'elle lit le calcul, la maîtresse illustre le calcul par la manipulation correspondante, puis par la même manipulation avec des cubes puis au boulier.




Puis la maîtresse fait illustrer les calculs en faisant faire effectivement les déplacements à quelques élèves. Et aussi longtemps que nécessaire pour les élèves qui en ont besoin.
Les élèves se déplacent pour aller chercher un nombre de cubes autant de fois que le demande le calcul.

Après chaque illustration "en vrai", la maîtresse demande aux élèves de représenter le calcul sur le boulier, en montrant la similitude entre les voyages dans l'armoire et les billes prises "x" fois dans la réserve du boulier.
Puis elle alterne avec l'utilisation des bûchettes  qu'elle demande de grouper en paquets:
Ex: on a 12 bûchettes, combien de paquets de 4 pourrons-nous faire?
On peut prendre 4 bûchettes une première fois, on peut prendre encore une deuxième fois 4 bûchettes, on peut prendre une troisième fois 4 bûchettes. Il ne nous en reste plus, on ne peut plus faire de paquet de 4 bûchettes.
Avec 12 bûchettes on peut donc faire 3 paquets de 4 bûchettes, on voit 3 fois 4 bûchettes ce qui s'écrit 3F4 = 12 bûchettes (le 4 est entouré pour bien montrer qu'on a fait des paquets de 4 bûchettes).

On passera au terme de multiplication une fois que les élèves auront bien compris la notion de "nombre de fois". On montrera alors que la manière d'écrire commence par énoncer ce qui est multiplié puis on écrit le nombre de fois. C'est une règle d'écriture. Du coup pour la lecture il y aura 2 manière de le lire*.

Première étape: 4 fois 3 bûchettes, noté 4F3
*Deuxième étape: "3 bûchettes multipliées par 4" noté 3X4, c'est 3 bûchettes répétées 4 fois (3 Bûchettes et 3 bûchettes et 3 bûchettes, et 3 bûchettes), c'est donc 4 fois 3 bûchettes.

3 + 3 + 3 + 3 = 12 bûchettes 
(on voit 3 écrit, répété 4 fois) 
On pourra donc l'écrire
3 X 4 = 12 bûchettes

Vers la division: d'abord la répartition pour un partage équitable

Après plusieurs séances, la maîtresse au fur et à mesure des manipulations,  où il ne s'agit que d'habituer les élèves à prendre le nombres de bûchettes demandées, fera ensuite remarquer qu'à chaque fois qu'on fait un paquet de bûchettes sur la table, cela veut dire (dans l'exemple ci-dessous) qu'on enlève 4 bûchettes trois fois (12- 4 = 8; puis 8-4=4; 4-4= 0)

Ex2: On a 12 bûchettes, on les distribue à 3 personnes, combien de bûchettes pourrons-nous donner à chacune?
Les élèves ont les 12 bûchettes dans la main, 3 cubes sont posés sur la table pour symboliser les " personnes".
Première distribution: Les élèves posent 1 bûchette devant chaque "personnes". A la fin de la première distribution, on a posé 4 bûchettes sur la table, 1 par personne. Donc on a enlevé 1fois 4 bûchettes de notre main.
Peut-on distribuer encore des bûchettes: Oui
Deuxième distribution: Les élèves voient maintenant 2 bûchettes posées devant chaque "personne". A la fin de cette 2ème distribution, on a posé encore une fois 4 bûchettes sur la table (1 pour chaque personne). Donc on a enlevé maintenant 2 fois 4 bûchettes (on le voit car devant chaque personne, il y a 2 bûchettes).

On procède de même pour la 3ème et la 4ème distribution. Le but en répétant régulièrement cette manipulation c'est que les élèves réalisent que le nombre de fois qu'on a pu distribuer des bûchettes correspond à ce que chaque personne recevra à la fin. Ici on a fait 4 distributions, à la fin, chaque personne a 4 bûchettes.

12 bûchettes partagées en 4, ça fait 3 bûchettes pour chaque personne.
Le calcul s'écrit 12 : 3 = 4 qu'on peut lire "En 12 combien de fois 3? 4
on dira aussi "12 partagé en 3 font 4" (en indiquant l'unité de ce qui est partagé).
On terminera par introduire le mot "diviser" une fois que les élèves ont bien compris ce qu'est un partage, une distribution.

On peut recommencer avec des cartes à jouer, des bonbons...etc en augmentant progressivement les quantités